L'exposition aux éléments environnementaux peut affecter les composants ou pièces en acier. Les variations de température, l'humidité et l'air peuvent provoquer la corrosion de l'acier. Ce phénomène engendre une réaction chimique qui oxyde le fer présent dans l'acier. Le fer occupant la majeure partie du volume de l'acier, la corrosion entraîne une augmentation de volume et une diminution de la résistance du produit. Il est donc essentiel de prévenir cette réaction chimique afin de préserver la qualité de l'acier.
Il existe plusieurs méthodes pour protéger l'acier de l'oxydation, et la galvanisation est l'une des plus courantes et des plus fiables. La galvanisation consiste à recouvrir l'acier d'une couche de zinc qui le protège de l'atmosphère et, par conséquent, de la rouille. Elle peut protéger l'acier pendant environ 15 ans, voire plus. Le zinc fondu est appliqué sur l'acier selon deux procédés : l'immersion à chaud ou le dépôt électrolytique. Ces deux méthodes permettent d'empêcher l'oxydation du fer contenu dans l'acier et donc d'éviter la corrosion.
La galvanisation de l'acier crée une barrière entre l'atmosphère et sa surface. Lors de ce processus, le zinc fondu recouvre l'acier d'une couche de zinc, provoquant une réaction chimique. Le zinc et le fer présents dans l'acier forment alors des liaisons d'alliage zinc-fer. Ce revêtement de zinc confère à l'acier une résistance aux chocs. Il accroît également sa dureté et sa ductilité, offrant ainsi une meilleure protection à la surface. De plus, il protège l'acier zingué des manipulations brutales. Cependant, l'épaisseur du revêtement de zinc n'influe pas sur sa durée de vie, celle-ci dépendant de la masse totale du revêtement.
Le zinc est plus électrochimiquement actif que l'acier. Dans un électrolyte, il devient l'anode de l'acier. Ceci empêche la formation de zones cathodiques et anodiques à la surface. Les électrons circulent alors de l'anode en zinc vers l'acier, créant des ions zinc chargés positivement. Par ailleurs, les électrons chargés négativement sont attirés par les ions hydrogène positifs et réagissent avec eux pour former du dihydrogène. Aucune réaction chimique ne se produit entre l'électrolyte et la cathode en acier. Ce phénomène, appelé protection cathodique, empêche la corrosion de l'acier. À la surface de l'anode, les ions zinc chargés positivement réagissent avec les ions hydroxyles chargés négativement présents dans l'électrolyte. Enfin, au fil des années, même en cas de dommages physiques au revêtement de zinc, la protection cathodique agit comme un bouclier contre la corrosion.
Le plus souvent, l'acier contient des impuretés qui influent sur le processus de galvanisation. Par exemple, le phosphore, en tant qu'impureté, permet d'obtenir des revêtements de zinc plus résistants et d'améliorer la résistance à la corrosion. Le silicium agit de façon similaire au zinc lors de la galvanisation. Lorsque le zinc est déposé sur la surface de l'acier, le phosphore et le silicium agissent comme catalyseurs et renforcent la liaison zinc-fer, permettant ainsi la formation de couches supplémentaires.